Dormir assis n'a rien de naturel. En avion, en train ou en voiture, le corps perd les deux appuis dont il dépend habituellement : le matelas sous le dos et l'oreiller sous la tête. Résultat, la tête bascule vers l'avant, on se réveille en sursaut, et le cycle recommence.
Le vrai problème n'est pas le confort, c'est la chute de la tête
Quand on s'endort assis, les muscles du cou se relâchent. La tête, qui pèse entre 4 et 5 kilos, part alors vers l'avant ou sur le côté. Le réflexe de redressement se déclenche, et il vous réveille avant que vous n'atteigniez le sommeil profond.
C'est pour cette raison qu'un coussin simplement moelleux ne suffit pas : il améliore le contact, mais n'empêche pas la bascule. Ce qu'il faut, c'est un appui qui bloque le mouvement latéral et frontal.
Les différents formats, et pour qui
L'oreiller en U en mousse à mémoire de forme
Le format le plus répandu, et le plus efficace pour un trajet long. La mousse à rebond lent épouse la forme du cou au lieu de le pousser, ce qui change tout par rapport aux modèles gonflables ou en microbilles. Cherchez un modèle avec une attache à l'avant : c'est elle qui empêche la tête de partir vers l'avant.
Notre oreiller de voyage en U reprend ce principe, avec une housse amovible lavable — détail qui compte quand un accessoire passe d'un sac à un siège d'aéroport.
L'oreiller gonflable
Imbattable sur l'encombrement, plus ferme au contact. Il convient si vous voyagez léger ou si vous alternez avion et camping. Astuce : ne le gonflez jamais à fond. Un gonflage aux deux tiers épouse bien mieux la nuque.
Le coussin de sieste compact
Format réduit, pensé pour les trajets courts et les pauses au bureau. Il ne soutient pas la tête toute une nuit, mais il dépanne sur deux heures de train.
La hauteur compte plus que la marque
Un oreiller de voyage trop épais pousse la tête vers l'avant et crée exactement la tension qu'on cherchait à éviter. Trop fin, il ne bloque rien.
Le repère est le même qu'au lit : la tête doit rester dans l'axe des épaules, sans inclinaison marquée. Les nuques longues supportent bien 10 cm d'épaisseur ; les cous courts seront plus à l'aise autour de 8 cm. On détaille ce principe dans oreiller trop haut ou trop bas.
Ce qui aide autant que l'oreiller
- Le siège hublot. La paroi offre un appui latéral que le siège couloir n'aura jamais.
- Le noir complet. La lumière en cabine est le premier facteur d'éveil. Un masque bien opaque fait plus qu'un bon coussin.
- La température. On a souvent trop chaud en début de vol et trop froid ensuite. Une couche légère à retirer vaut mieux qu'un gros pull.
- L'inclinaison. Même deux centimètres de dossier réduisent nettement la bascule de la tête.
- Le repère temporel. Sur les vols longs, calez votre sommeil sur l'heure d'arrivée, pas sur celle de départ.
En voiture, la règle est différente
Deux précisions qui ont leur importance. Un oreiller de voyage ne se porte jamais au volant, même à l'arrêt moteur tournant. Et pour un passager, il doit rester compatible avec la ceinture : rien ne doit passer entre la sangle et le corps.
Une dernière chose
Aucun accessoire ne produit en avion la qualité de sommeil d'un lit. L'objectif réaliste est d'enchaîner deux ou trois cycles sans réveil brutal, ce qui suffit largement à arriver en état de fonctionner.
Nos formats pour les trajets sont regroupés dans la collection Sommeil en voyage.